| | | La Belle au bois dormant | Mer 30 Juil - 11:01 par HORUS | 
La Belle au bois dormant
L'histoire de l'histoire
C'est un fait, nous vivons dans le temps terrestre, limité par notre biologie et la mémoire voilée de notre passé mystérieux. D'ailleurs ne nous reste-t-il pas encore aujourd'hui dans un creux de souvenirs obscurs - si lointain que l'on ne saurait séparer la part de rêve - la sensation d'avoir vécu un conte de fée ? Si bien que la magie, les pouvoirs lumineux, la créativité fantastique d'êtres irréels dans un pays imaginaire sont à la porte de nos rêves. Un royaume dont le centre est un luxueux château, abrite un roi et une reine régissant leurs sujets. Ce monde idyllique à la saveur d'un bonheur tranquille berce notre enfance en d'insouciantes images et frappe notre imaginaire, dessinant un sourire de joie sur la bouille réjouie des bambins attentifs. Une intrigue où le mal s'exerce, noue une histoire qui verra le triomphe du bien après d'époustouflantes aventures. Une morale en éclot, belle et parfumée comme une fleur, née de l'alchimie des héros se mesurant aux racines du mal.
Nous enfants qui avons grandi, souvenons-nous du frisson qui résonnait en notre âme lorsque les "grands" nous contaient ces histoires. Souvenons-nous de cette délicieuse sensation de bien-être qui réchauffait notre cœur quand le bien l'emportait. Rappellons-nous ! C'était bien avant notre naissance ici, dans un passé né, il est vrai et cela nous paraîtra étrange, dans notre futur. Il est vrai que les temps se croisent dans une autre réalité. Comprenons-nous que derrière la légende et les sentiments ressentis résonne un écho dont il est bon de connaître la source ? Ecoutons à présent l'histoire de l'histoire de "La belle au bois dormant", un conte qui révèle à travers un léger voile notre passé mystérieux, celui qui nous chuchutera le secret de notre naissance.
Qui l'a écrit ?
A l'origine, ce conte est né en 1697 sous la plume de l'écrivain français : Charles Perrault. A bien y regarder, on distingue dans la version originale deux histoires qui se juxtaposent. Et curieusement, le style de la seconde diffère particulièrement de la première. Le récit devient cruel, sanguinaire, presque effrayant. Je n'ai pas l'impression que ces deux histoires proviennent de la même source. C'est pourquoi je ne m'attarderais simplement sur la première partie, beaucoup plus initiatique dans son contenu. Peut-être notre ami Charles a-t-il simplement mis en page une histoire transmise oralement ? Peu importe le canal transmetteur, c'est le message qui est important. Essayons de traduire ce que les muses ont caché dans l'histoire de notre belle princesse.
Sa naissance
Il était une fois. un Roi et une Reine qui voulurent avoir un enfant sans pour autant y parvenir. Après avoir tout essayé, dont voux et pèlerinages, la Reine donna enfin naissance à une fille. Ils la nommèrent. comment est-ce déjà ? Etrange. Elle n'a pas de nom. Pour un écrivain, le cas est particulier, oublier de nommer ses personnages ? Pourquoi ? Peut-être simplement ne le sait-il pas. Il l'appelle "la Princesse" durant tout le récit. Un personnage central anonyme ne peut que susciter la curiosité des lecteurs attentifs. Il semble que cette princesse soit le masque d'une catégorie d'êtres à qui on ne peut donner de nom par la multiplicité des individualités. Elle est une "PERSONNE", c'est à dire à la fois "QUELQU'UN" et "PERSONNE" en particulier. Son ascendance royal, de par sa naissance, lui donne le titre de Princesse, de "Princepia", la première, le principe initial. Le Roi et la Reine sont la partie masculine et féminine de Dieu, les régents, régisseurs du "royaume". (Racine étymologique Reg). Leurs enfants sont la descendance divine, les "premiers", qui n'ont de ce titre qu'une possibilité à atteindre, un potentiel d'accomplissement. Nous assistons donc à la création d'êtres, au pluriel, que nous nommerons pour une meilleure compréhension "anges". Leur parcours avant leur chute reste obscur, mais avançons dans le conte...
7 fées... qui sont elles ?
Après la naissance tant attendue de notre Ange-Princesse, il fut décidé de faire un beau baptême. anonyme. Pour cela, comme il était de coutume, "on donna pour marraine à la petite Princesse toutes les Fées qu'on pût trouver dans le pays, (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don [.], la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables.
" La fée qui se penche sur le berceau est un mythe assez répandu pour expliquer les dons inexplicables des jeunes enfants sur des qualités extraordinaires telles que la virtuosité musicale ou picturale. Dans notre cas d'anges créés, il s'avère effectivement vrai que leur fut donné des talents, des capacités, sortes de dons qui faisaient d'eux l'égal de petits dieux, mais sans mérite d'acquisition. Le chiffre sept du nombre des fées est le chiffre symbolique bien connu de l'étape cyclique de transformation. On peut simplement garder en mémoire parmi tous les exemples la transformation de 7 péchés capitaux en 7 vertus capitales. Le chiffre 7 annonce déjà une nécessaire transformation dans les dons octroyés, ce que va provoquer notre 8ème fée.
Qui sont ces fées ? Leur mythe de petits être ailés provient d'une réalité qui n'est pas de ce monde. Par contre, leur "baptême", c'est à dire l'immersion pour acquérir une nouvelle nature est effectif dans le sens où les anges ont reçu leur nom, leur responsabilité d'oeuvriers de Dieu en tant que possesseur du Verbe. (BA-THEME en cabale, c'est à dire le don du verbe). Ces 7 fées sont donc l'esprit de Dieu, reçu en diffraction, comme un prisme, de la lumière blanche en 7 ondes individuelles colorées de caractères.
Dans notre conte, les fées donnent les capacités de beauté, de (je cite en souriant) "l'esprit comme un ange", c'est à dire l'intelligence créatrice, puis la grâce, la danse, le chant, et la musique. Ce qui nous fait en tout 6 qualités. Je vous parlais de lumière tout à l'heure, voyez donc le symbolisme du chiffre 6 dans sa spirale d'évolution. Et la septième qualité ? Voyez en cabale la différence entre la position alphanumérée du 6 et du 7, c'est à dire entre le F et le G dans leur première signification. Dans la série E, F et G, regardez cette barre transversale du E qui disparaît dans le F, c'est à dire le retrait d'un élément déjà donné pour provoquer une altérité déclencheur d'énergies. Rien n'est fait au hasard. depuis le temps qu'on le dit dans ce site !
Pour ceux qui sont nostalgiques des fées à ailettes - dont je fais parti - lutinant joyeusement aux cotés des humains, sachez que cette légende sera un jour réalité, sous l'impulsion de votre créativité, lorsque vous aurez à nouveau conquis les dons créateurs de votre Fée-Dieu. Il vous sera simple de leur donner vie pour agrémenter les jeux des enfants sur des planètes préparées. Sur certains mondes, logiquement inatteignables, leur présence a suscité par des voyants la formalisation des fées que l'on se représente actuellement. Pour ceux qui me crient "au fou" du haut de leur lecture, voyez déjà sur cette terre les progrès de la génétique, où il sera un jour possible de créer des races nouvelles d'animaux, d'êtres à qui l'on pourra donner un début d'intelligence. Des expériences de croisements génétiques sont faites tous les jours, renseignez-vous !
Un détail...
Voici : "Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d'elles un couvert magnifique, avec un étui d'or massif, où il y avait une cuiller une fourchette, et un couteau de fin or garni de diamants et de rubis". On sait recevoir chez les rois ! Qu'en pensez-vous ? Je comprends que l'on veuille remercier les fées de leurs dons, mais pourquoi les remercier dans l'offrande de vaisselles ? Comme si elles avaient une passion pour la nourriture et l'art culinaire. Et puis, une fée n'a pas besoin de biens matériels, elle peut les créer ! Et le luxe n'est pas leur soucis primordial dit-on, mais plutôt une coquetterie.
Ce détail du conte devrait vous interpeller dans le sens où la nourriture, ici, est identique à l'appétit de notre Pantagruel, c'est à dire une soif de savoir, une faim de connaissances, un appétit de sciences. Les cadeaux sont donc d'ordre spirituel, comme le partage du pain et du vin christique, qui est tout autre chose qu'une manducation salivaire digestive !
Les couverts en pierres précieuses signalent des moyens d'assimilations d'un autre ordre, d'une autre valeur. Un don, des capacités, s'ils ne sont utilisés d'une façon précieuse dans le sens de royauté divine, ne servent pas celui qui les reçoit. Un talent d'intelligence par exemple, s'il n'est orienté vers le bien, et non en un égoïsme de suprématie comme c'est souvent le cas, ne servira pas son possesseur. Manger avec une belle vaisselle pourrait se traduire par assimiler un savoir (savoir faire ou savoir être) avec la qualité et la valeur des moyens divin, pré-"CIEUX". L'esprit de Dieu, multiplié en sept, a donc capacité de valeur pour octroyer vertus aux anges.
Et la mauvaise fée ?
Donc voici le fameux grain de sable déclencheur. Retournons au conte : "On vit entrer une vieille Fée qu'on n'avait point priée parce qu'il y avait plus de cinquante ans qu'elle n'était sortie d'une Tour et qu'on la croyait morte, ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n'y eut pas moyen de lui donner un étui d'or massif, comme aux autres, parce que l'on n'en avait fait faire que sept pour les sept Fées. Le vieille crut qu'on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents." Dire que tout est arrivé par manque de couverts ! Ironique non ? Voyez-vous ce détail qui ne l'est finalement pas. Le Roi n'a pas prévu, en traduction du conte, les moyens à cette fée de faire les choses avec valeurs. Isolé, veille, et mal servie, cette fée n'a guère de chance. Vous avez peut-être deviné qui se joue d'elle, et qui est son personnage. Lucifer bien sûr ! Notre méchant de service qui se révolta en premier contre son Roi, jugeant qu'il avait été mal servi et qu'on le méprisait.
Pour la petite histoire, notre Lucifer, le "vieux" serviteur, reçu la révélation de n'avoir été qu'un pantin manouvré et déclencha à sa suite la révolte des anges. Il s'est aperçu que son roi ne lui avait pas donné "des couverts en diamants" et qu'il le méritait pourtant. Tout ce qu'il savait faire ne provenait pas de lui, et il se senti berné et instrumentisé. Sa réaction fut de répandre le mal, de médire, la fameuse "MALE-DICTION" que l'on retrouve dans le conte.
Donc cette Fée dont on ignore le nom fit ce don funeste à la Princesse : "La Princesse se percerait la main d'un fuseau et qu'elle en mourrait". Et là je dois dire, à mon grand regret d'ailleurs, que mes amis les psychiatres ont cette fois en partie raison dans la traduction de ce passage. Le mot fuseau n'est que l'abstraction joliment imagée du sexe. Loin de moi l'idée d'abreuver les thèses Freudiennes de l'être humain éternellement soumis aux humeurs refoulées de ses attributs reproducteurs, mais plutôt l'idée de remettre à sa juste place ce fameux problème de la pomme qu'il ne fallait pas croquer.
Une pomme d'amour...
La séditieuse pomme biblique représente, suite à la révélation faite aux anges de n'avoir pas de corps sexué, la tentation de croquer, de mordre dans ce fruit délicieux qu'est l'envie sexuelle. La pomme est le fruit charnel qui cache le pentagramme de graines selon le symbole humain, dissimulant à son tour une graine animique immatérielle. Le mot pomme vient du latin "pomum" qui veut dire fruit et le hasard nous conduit tout naturellement vers la signification de fruit dans la racine "fructus" : "avoir la jouissance de". La tentation fut provoquée afin de conduire nos anges vers les mauvais choix en vue d'un retour éprouvant. Aujourd'hui encore l'appât du sexe est puissant et même les grands de ce monde cèdent devant les tentations de la chair, à l'image de notre Bill Clinton (Bill-clean-tone en cabale anglaise : "qui doit s'harmoniser en propreté avec le projet de loi" ou bien "la facture !"). Ne croyez pas que cet attrait là soit uniquement en nos gènes pour nous forcer à nous reproduire selon un plan "naturel". C'est une jouissance voulue par le créateur mais dans le cadre de ses lois, c'est à dire au sein d'un couple construit selon des valeurs et vertus humaines. L'appât du sexe dans son excès est non seulement une réminiscence de notre passé angélique mais aussi un de nos démons à combattre afin de se former à la véritable intelligence. Le mot pomme a d'ailleurs pris le sens "d'idiotie" ou "d'inconscience" dans des locutions telles que par exemple "le roi des pommes" ou "tomber dans les pommes".
A suivre.....
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